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Mangareva : histoire d'une île...

Mangareva : la Montagne Flottante

A l’extrême est du territoire polynésien français, près des Tuamotu, l'Archipel des Gambier est principalement constitué de la haute Mangareva et de sa ceinture d’îlots, vestiges des versants éboulés de son ancien cratère.

C'est un ensemble d’îles basses (ou “atolls”) refermées sur leur lagon par une ceinture de corail.

mangareva ile

Très peu habitée (à peine 1100 habitants) et encore moins visitée, l'ïle de MANGAREVA est un univers particulier entre ciel et océan, qui offre à ses visiteurs les plus beaux paysages polynésiens :
littoral très découpé, collines aux doux reliefs tombant dans d'immenses lagons, belles plages de sable blanc, superbes motus auréolés de lumière, paysages et baies splendides, couleur inoubliable de la mer, végétation luxuriante de fleurs, d'arbustes et de fruits.

De plus près, la féerie explose : c’est le dégradé turquoise des lagons, les violets et les mauves des platiers coralliens affleurant la surface irisée d’une eau jade translucide, les taches jaunes, rouges, oranges, noires, roses des jardins sous-marins, et les fulgurances nacrées des poissons...

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L’île & le vaste monde

Pour les Paumotu (habitants des Tuamotus et des Gambier), l’île était assimilée à un être marin, à la stabilité provisoire, comme une simple embarcation sous la responsabilité des hommes, et qui n’avait pas d’existence en dehors de la société qui l’habite.

Pour eux, l’ailleurs était synonyme d’extraordinaire, lieu de résidence des dieux et des morts, où l’on peut se déplacer non pas pour découvrir mais pour reconnaître, où les risques sont d’essence spirituelle et non matérielle : voyager consistait à se concilier les divinités locales.
Vifs, ingénieux et débrouillards, les Mangareviens sont caractérisés par une formidable volonté de survie au beau milieu de cette immensité océanique qui les entoure depuis toujours.

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Aujourd'hui encore, ils sont restés des êtres à la constitution physique robuste, souvent végétariens, jouissant d'une excellente santé. D'un caractère affable et bienveillant, leur unique souci est de vivre en harmonie avec la mer environnante. C'est pourquoi la pirogue, bien plus que le tiki des îles Marquise ou le marae des îles de la Société, reste l'emblème et le signe de ralliement des Paumotu : il a toujours été plus important pour eux de posséder une pirogue plutôt qu'une maison...

Si la culture des Paumotu plonge ses racines aux origines mythiques de grands ancêtres navigateurs venus d'Asie qui s'installèrent dans les îles voici 3 000 ans, MANGAREVA, elle, a été peuplée un peu plus tardivement, à partir du XIIè siècle seulement.
De tradition orale, la culture polynésienne s'est transmise de génération en génération au fil des siècles. Mangareva offre à ses visiteurs de nombreux vestiges archéologiques élevés dès le XVIIIe siècle : églises, presbytères, couvents, ateliers de tissage, fours à pain et tours de guet, etc.

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La tradition polynésienne : l'art de construire et de faire voler les fines pirogues à balancier, sur océan et lagons !

 

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Tatouage & Danse

Dès le XVIIIe siècle, des navigateurs européens signalèrent la pratique du tatouage à Tahiti. Interdit à l'époque des missionnaires, il ne disparut pas pour autant. Support de l'identité culturelle ma’ohi, le tatouage polynésien privilégie l'emploi du noir au détriment de la couleur. D'inspiration géométrique, végétale ou animale, souvent symbolique, il est arboré tant par les hommes que par les femmes comme une parure corporelle. Ainsi, le tatouage, contrairement à l'approche "intimiste" occidentale, est fait avant tout pour être vu.

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À l’instar du tatouage, la danse tahitienne, jugée trop érotique par les missionnaires, dut entrer en clandestinité jusqu'au début du XXè siècle...

C'est dans cette tradition plusieurs fois millénaire que les chanteurs d'aujourd'hui puisent les accents magnifiques des hymnes, profanes ou sacrés, dont les échos vont se perdre dans le murmure constant de l'océan sur le récif...

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Les fleurs : un art de vivre

Les fleurs font partie de la culture et de la vie polynésienne. Elles symbolisent la fête, le plaisir et la réjouissance. La coutume veut que les colliers de tiare soient offerts au départ du voyageur pour lui souhaiter chance. Les fleurs en général sont à l’origine de nombreuses légendes polynésiennes. La fleur de tiare de Tahiti aurait été créée avec l’aide de Tane, Dieu de la beauté.
A l’époque des ancêtres polynésiens, seuls les rois et les princes pouvaient cueillir cette fleur sacrée. Par la suite, le Tiare était uniquement utilisé comme symbole de l'amour. Lors des mariages polynésiens, la maison et le lit des jeunes mariés étaient tapissés de tiare pendant 30 jours : le parfum de ces fleurs permettait au jeune couple d’atteindre le secret de plénitude du Dieu...

Aujourd'hui, une fleur de Tiare à l’oreille gauche signifie que le cœur est pris mais, à droite, il reste à prendre.

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Climat & Perles noires

Les îles polynésiennes bénéficient d’un climat tropical à l’ensoleillement maximum, atteignant près de 3 000 heures de soleil par an ! La température, toujours agréable, est rafraîchie par les alizés du Pacifique qui soufflent toute l’année : en moyenne, l'air est à 27°C, tandis que l’eau des lagons se stabilise autour de 26°C...

Nettement plus éloigné de l’Equateur, l'archipel des Gambier jouit de températures un peu plus fraîches qu'à Tahiti. Grâce à ce climat propice à la culture des nacres, les lagons mangaréviens ont toujours été exploités pour leurs nacres perlières abondantes.

Cette activité se prolonge encore de nos jours, puisque MANGAREVA compte d’importantes et célèbres fermes perlières qui fournissent la principale ressource de l'archipel. Ses habitants se consacrent en effet essentiellement à la production de perles noires qui ont la réputation d'être les plus belles de Polynésie.